mercredi, août 31, 2005

La suite du week end

La reunion de la MONUC.
La conference etait donc dans une paroisse de Kimbanseke. Nous avons pu nous y rendre a la suite de l'episode du fou danseur. La, 150 personnes attendaient l'arrivee de la porte-parole de la MONUC en ecoutant la chanson "MONUC, pour la paix" ecrite par Tresor. Le but de la conference etait en fait de faire comprendre a l'assistance que la MONUC est presente au Congo non par volonte mais pour maintenir le processus de paix.
Nous avons donc pris place en compagnie des gens qui aident Eldorado. Malgre la presence de nombreux jeunes dont j'avais fait la connaissance, une atmosphere electrique regnait dans la salle. Je comprenais mieux les niveaux de securite dont CRS nous a parle au debut. Il y avait dans la salle une tension bien presente, presque palpable. Il faisait chaud, le groupe electrogene faisait beaucoup de bruit, la salle etait pleine a craquer de gens qui attendaient des reponses et un soutien.
Ils s'agitaient sur leurs chaises, s'essuyaient le front avec un mouchoir, attendant l'arrivee de la MONUC.
La conference s'est malgre tout bien passee, avec quelques huees au moment des debats. Un journaliste a insiste lourdement sur les viols et abus de l'organization a l'Est, sur la presence des forces armees deployees au Congo alors que le but de l'ONU etait principalement de maintenir la paix, etc...
Apres quelques rappels a l'ordre de Tresor qui essayait de maintenir "paix et bienseance", l'assemblee s'est comportee de facon correcte, toujours a l'ecoute. Une reussite, en gros!!
Apres la conference, nous nous sommes retrouves chez le Papa de Tresor. La maman avait prepare a manger pour nous qui soutenons Eldorado. Au menu:
- poulet a la congolaise (avec huile, herbes, et duvet oublie)
- chenilles a l'arachide...tres tres bon et plein de proteines...a renouveler!
- foufou fait maison
- feuilles de manioc en sauce
- pili-pili...je ne m'y suis toujours pas habituee!
- riz blanc
- "du sucre"...le "sucre" est en fait un coca ou un soda a l'orange
Le repas etait cordial, avec la porte-parole de la MONUC et son assistante, un employe a l'UNICEF, papa Antoine (qui est arrive en retard a cause d'une double crevaison sur la route!), Luke et moi.
Nous sommes repartis a la maison quelques heures apres. Malheureusement, en reprenant le volant, Danny notre chauffeur s'est trouve coince dans le sable. Rien a faire, la voiture n'avancait pas. Nous avonc donc pousse, sans succes. Une bande de petits enfants s'est precipitee derriere la voiture et a essaye de pousser avec nous. A chaque coup d'accelerateur, ils se sauvaient en courant, sur que le diable allait les attraper! Mais non, la voiture etait bien coincee. La moitie du village est alors arrivee, de facon pacifique (!), et nous a aide a nous sortir de ce mauvais sable. Avec de nombreux efforts et grace a la presence d'esprit des congolais, nous avons pu repartir sous les applaudissements de la communaute. Le retour s'est fait sans encombres.
Fatigues et un peu deroutes, nous nous sommes installes devant la tele des notre arrivee.
Luke a alors commence a faire de la fievre. Il a ete tres malade pendant 3 jours, avec fievre, vomissements, maux de tete...Il va mieux maintenant. Les resultats de ses examens n'ont rien revele d'anormal. Tout va bien...Sans douter de la medecine congolaise, nous allons faire de plus amples examens et chercher ce qui n'allait pas chez Monsieur Luke.
C'est aujourd'hui mercredi, le ciel est lourd et la saison des pluies arrive. On la sent deja.

Le couteau du fou danseur

Ce week end a ete, pour le moins qu'on puisse dire, turbulent. Nous avons decide de nous rendre a Kimbanseke (Luke et moi) pour assister a une conference de la MONUC.

La MONUC: Mission de l'Organisation des Nations Unies au Congo. La MONUC est presente dans tout le Congo pour organiser le processus de paix. Malheureusement, des evenements abusifs ont eu lieu a l'Est du Congo (Bukavu) ou de jeunes enfants ont ete violes et tues par des soldats des Nations Unies. Le peuple congolais a depuis un grand mal a accepter la MONUC en tant que gardien de la paix. Malgre tout, l'ONU travaille chaque jour a la protection des Droits de l'Homme et des citoyens. Comme le disait leur porte parole ce week end, ces abus sont condamnables et ont ete condamnes, mais que, malgre tout, la paix doit s'installer au Congo et la violence doit etre interrompue, sous toutes ses formes.

Nous etions donc en route pour participer a une premiere conference de la MONUC a Kimbanseke qui est, je le repete, un ghetto. Danny, un chauffeur de CRS, etait avec nous. Alors que nous tournions sur la derniere ligne droite menant a la paroisse dans laquelle se deroulait la conference, nous voila coinces dans une espece de regroupement funeraire. Je m'explique...nous etions en fait au beau milieu de funerailles. Et pendant les funerailles, mieux vaut se faire tout petit. Un attroupement s'est vite forme autour de notre voiture. De chaque cote, des dizaines de gens tapaient sur la voiture et la secouaient, en colere. Un gars d'une vingtaine d'annees s'est plante devant la voiture et a griffe le pare-brise avec un couteau en nous faisant des grimaces et en dansant une danse africaine (il faisait bouger son buste, comme envoute)...Danny appuyait sur l'accelerateur mais en face, pas de reponse, le gars ne bougeait pas et continuait a nous menacer de son couteau. La tete dans les mains, je ne savais plus quoi dire, plus quoi faire (et pour moi qui suis d'un naturel plutot bavard, c'etait plus normal)...Le danseur fou a commence a arracher un des essuie-glace en nous regardant du meme oeil, le couteau bien haut. Autour de la voiture, la foule s'emportait et augmantait chaque econde en criant: "L'argent, mondeles, l'argent..." Ils ouvraient les fenetres de la voiture et continuaient a taper du poing et du pied sur la bagnole.
Enfin, j'ai dit a Danny de lui donner un billet, qu'il valait mieux ca que de se faire eventrer par un Jack africain. Danny a ceder et des qu'il a donne 100 francs congolais la foule s'est evaporee comme par magie (encore). Quand on pense que 100 francs congolais ne valent que 25 centimes, c'est desesperant.
Je ne sais pas bien comment reagir face a de tels incidents...
Donner de l'argent? Pas une solution...
Ecraser le gars? Pas bien...
Faire des grimaces en retour? Risque, non?
Nous reflechissons encore a cet evenement deroutant.
Si vous etes interesses, voila le site de la MONUC qui vous donnera un rapport complet des evenements actuels en Republique Democratique de Congo:
  • www.monuc.org
  • samedi, août 20, 2005

    Le poulailler

    Ca y est: nous avons commence la construction du poulailler. Nous sommes donc alles a Kimbanseke vendredi avec le veterinaire qui s'occupe de nos poussins. Il est arrive a la maison (une heure en retard) et apres lui avoir dit que nous allions devoir nous trimballer les 14 metres de grillage pour le poulailler, il a fait une tete grave mais finallement nous sommes partis.
    Un premier taxi nous a amenes a la Gare Centrale (une gare-gare mais aussi une gare
    ou on peut prendre un taxi express, gombi, ou a partager), ou nous avons cherche un autre taxi qui pourrait nous amener a Pascal (une autre gare a taxis uniquement). De Pascal, nous avons pris un taxi-a-partager completement pourri (le chauffeur appuyait sans arret sur le starter et on s'arretait toutes les 2 minutes, et je crois que ca l'a un peu ennerve, le taxi, que je ris sans arret.
    Enfin, c'etait peut etre les nerfs, ou juste le besoin de me moquer un peu de quelqu'un??? Je pouvais pas m'en empecher en tout cas).
    Pendant le trajet, des soldats nous ont arrete et ont demande quelque chose au chauffeur qui avait apparement tourne trop brusquement sur la route...ils ont essaye de lui soutirer de l'argent et voyant que tout le monde ecoutait KOFI au lieu de les ecouter, ils se sont casses a la recherche d'autres pigeons.
    Le truc: tout le monde roule ici a sa maniere et la plupart des voitures n'ont meme
    pas de cles de contact pour la bagnole. Ils bidouilles les fils, les moteurs, tout
    ... Enfin je dis ca car les flics avaient vraiment aucune raison de nous arreter mais que le probleme est qu'ils ne gagnent 10 dollars par mois et qu'ils
    veulent recuperer ce qu'ils peuvent ou ils peuvent...c'est comme ca au Congo. On vit au jour le jour, en pensant a ce qu'on va bouffer le soir (point a la ligne).

    Pour en revenir au taxi...

    J'etais assise sur le siege passager (qui est suppose etre, je le souligne mais vous le savez bien, un siege unique) avec le veterinaire qui etait a moitie sur mes genoux! Et le veterinaire, faut le preciser, il mesure 1 metre 90 et il pese bien 100 kilos. Le voyage fut malgre tout sympathique. Sympa le voyage, sympa.
    Arrives a Kimbanseke, nous avons ete accueilli par Tresor qui nous a dit de le suivre a travers un chemin de terre ou des mamans vendaient bananes, arachides, et cheveux.
    Ah oui! Les congolaises portent des faux cheveux. Des les premiers jours nous avons pu decouvrir ce mystere avec Luke. Quand j'ai demande a Tresor pourquoi ces faux cheveux, il m'a dit: "Mais enfin Audrey, pour ressembler aux occidentales!" Bon, ok...
    Mais sur ce chemin de terre, qui ressemblait un peu a l'entree d'une grotte, il y avait aussi des enfants, et des mamans aux vetements et coiffures africaines. Ces mamans portaient le pagne et me jetaient des coups d'oeil curieux, se demandant ce que je faisais ici. Je me sentais bien. On n'etait plus en ville, les flics n'etaient plus la, plus de voitures, que de la brousse. Je retrouvais le sentiment de mes virees a Madagascar, entouree de bambous et d'enfants aux ventres trop ronds.
    Autour de moi, on faisait la cuisine, on riait, des petites filles chantaient en frappant dans leurs mains.
    Apres une petite marche de sante a travers Kimbanseke, nous sommes arrives dans la parcelle du papa de Tresor. La, leurs 7 ou 8 entants etaient la, ainsi que deux de leurs petites filles.
    Deux jeunes volontaires d'El Dorado etaient la aussi a creuser un trou pour trouver le sable necessaire a la fabrication de nos blocs de beton. Deux vieux papas sont arrives et se sont presentes comme le charpentier et le macon. Nous avons discute honoraires et architecture et nous nous sommes mis au travail. Comme je l'ai precise la derniere fois, nous avons pu recuperer tout le materiel necessaire a la construction du poulailler et le travail est en route.
    J'ai de mon cote pu faire plus ample connaissance avec la maman et le papa de Tresor (dont je ne connais pas les noms, ils m'ont demande de les appeler maman et papa respectivement). J'ai pu aussi apprendre quelques mots nouveaux en lingala avec Geriel, le tout dernier de la famille. Geriel a 10 ans et il est tres mignon, avec un beau sourire et un air filou comme tout. Grace a lui, je peux maintenant vous nommer quelques arbres et meme commander une demie douzaine d'oranges, en demandant prix et en essayant de le baisser un peu.
    Je me suis fait une petite amie de 3 ans qui s'appelle Eminente. Eminente est la fille de Cele, la soeur de Tresor. Pendant notre visite, j'ai pu lui apprendre a dire "Give me five" et a lui faire faire un "yes" de star. Elle n'a d'ailleurs pas arrete de dire "yes" tout le temps que nous etions la bas.
    Mon appareil digital a fait l'objet de "ohhhhhhhhh" et de "ahhhhhhhhhhhhh" et chaque membre de la famille a trouve une occasion "en secret" pour me demander de prendre une photo.
    Nous sommes repartis apres quelques heures, heureux des premiers pas de ce projet.
    Sur le retour, en attendant un taxi a Pascal, un groupe s'est ferme et des rigolos se battaient a la pelle. Oui, oui, tiens un coup de pelle. Et "bam".
    Luke est toujours en voyage et il sera de retour lundi de POPOKOBAKA, un village au sud du Congo.
    Je vous raconterai son voyage en avion-cargo (dangereux???non...vous rigolez!!)
    qui aura ete, je pense, une sacree aventure.
    PS: Notre web site est aussi en construction, il arrivera fin aout, mi-septembre.

    mercredi, août 17, 2005

    Quelques imprevus

    J'avais prevu un petit voyage a Kikwit, la ville de Papa Antoine, le monsieur que j'ai rencontre aux U.S, mais le voyage a ete annule par CRS qui estimait un trop grand danger a prendre un avion de la Malu. La Malu est une compagne aerienne congolaise qui n'est pas sur les listes d'approbation du CRS. J'ai donc du renoncer a ce voyage dans la province du Bandundu avec regret.
    Nous allons ce matin acheter des materiaux pour le poulailler: 4 kg de clous, des chevrons, de la taule et du grillage. Nous avons decide de construire un poulailler exterieur a la maison du pere de Tresor du a des petits imprevus (encore!) au niveau de la parcelle. Le puits sera fait plutard.
    Nous aurons donc 105 poussins nourris "comme y faut" et vaccines. Ils auront egalement des vitamines journalieres. Nous les achetons a 80 centimes d'euros et les revendront a 5 ou 6 dollars. Nous les recevrons donc dans deux semaines, apres avoir ete formes 3 jours par le groupe veterinaire de Maman Kazadi. Nous avons commande mangeoires et abreuvoirs "dernier-cri" (blague) pour nos petits poussins. Le travail de construction commencera a proprement parle demain. Mais etant donne les imprevus congolais, ca risque de prendre un peu plus de temps.
    L'autre soir, alors que j'apportais du cafe a un des gardiens, il me demande:
    "Audrey, pourquoi tu fais pas ton poulailler chez moi? J'ai beaucoup de place chez moi, tu sais."
    "Oui, oui Papa, je me doute que tu as de la place, mais on a deja un terrain, merci quand meme!!"
    Aussi, nous avons eu quelques problemes de toilettes et le plombier est venu, a repare le bazar et est parti en n'oubliant pas de nous demander de lui payer ses frais de transport... Le lendemain, la salle de bains ressemblait a une piscine municipale. Je lui ai donc telephone et il est passe a la maison. Il m'a demande pourquoi je revais tellement(?)depuis que monsieur Luke etait parti (Luke est en mission a PAPAKOBAKA avec son directeur), et que je devais lui preparer de quoi manger. Quoi??? Nan, mais ca va pas dans sa tete a lui. Ici je suis connue comme "Madame Leek", ils peuvent pas prononcer les U alors ils disent I a la place.
    "Madame Leek, ca va?"
    "Non, pas Madame Leek, Audrey, merci."
    Et les voila qui rigolent en disant "Pas Madame Leek, Audrey!"
    Le soir, on passe un peu de temps a discuter avec les gardiens en bas, ils sont sympas et droles. En fait, y'a trois gardiens: Boss, Mathieu (un peu idiot mais drole, on rigole grave avec lui), et vieux Papa. Vieux Papa a travaille a la croix rouge des annees et sa mere est infirmiere. Il est sage et tres gentil. Un soir, en revenant d'un resto, on s'est arrete 5 minutes (les 5 minutes sont rapidement devenues 1 heure 30...) et Mathieu nous a dit que l'immeuble ou nous habitions etait une foret a l'epoque, et il a meme ajoute que c'etait une poubelle a cheges.
    cheges: les cheges sont des enfants de la rue, souvent orphelins, et qui hantent les rues de Kin en volant, violant, et mendiant.
    Alors quand il nous a dit que nous habitions sur une ancienne poubelle a cheges, on a pas pu s'empecher de rire. Oui, c'est pas drole, mais bon...quand vous connaissez les cheges, ca devient une histoire hilarante. Et quand ca sort de la bouche de Mathieu, la, c'est pas possible de se contenir.
    Je vais aller m'acheter des clopes et revenir apres avec peut etre une autre histoire.

    lundi, août 15, 2005

    Maloko


    Pour la premiere fois, dimanche, nous sommes sortis de Kinshasa. Enfin pas vraiment...Nous sommes alles a MALOKO, un village a deux heures du centre ville de Kinshasa. MALOKO est un village au bord du fleuve Congo, ou il est possible de manger du poisson au pili-pili et du foufou.
    Le foufou est une pate faite a partir de manioc et que l'on sert dans des feuilles de bananes roulees. Le foufou a grossierement la texture de pate a modeler et se mange avec les doigts apres malaxation intense. Le foufou accompagne poisson, boeuf, chevre...Ca sent le fromage Babibel a mon avis et c'est vraiment bon (puis ca cale bien, mais ca n'a pas de valeurs nutritives du tout).
    Le pili-pili est un melange de piments ecrases qui pique, pique, pique. A consommer avec moderation, au risque d'hemoroides douloureuses...
    Apres manger, on a pu faire de la pirogue (bwatou) pour 100 Francs Congolais par tete.
    La conversion: 500 FC = 1$
    Ce jour la, nous avions decide de prendre des photos (qui sont, comme je l'ai dit avant, interdites). Luke a donc pris son petit appareil passe-partout et nous avons pris de belles photos sur la route et sur le fleuve.

    La F.I.K.I.N

    La FIKIN...ou Fete Internationale de Kinshasa.
    Nous sommes alles a la FIKIN ce week-end avec Danny, un chauffeur de CRS. Alors en fait, la FIKIN, c'est une sorte de kermesse geante plongee dans le noir ou on peut ecouter ses chanteurs congolais preferes (et live) et ou on peut boire de la biere et danser a volonte.
    Danny nous a propose samedi matin de faire un grand tour de Kinshasa et de visiter le FIKIN vers 18 ou 19 heures. Ca marche. On va fair ca...On a donc fait THEE grand tour de Kin, en passant bien sur par la villa de KOFIOLOMIDE le chanteur (une immense villa de 10 millions de dollars en plein milieu d'un bidonville). On a fait un crochet par l'ancienne maison de Mobutu, par la route qui longe le fleuve Congo, par la maison de Kbila (le president actuel). On s'est a moitie endormi a cause des vapeurs de gasoline qui sortaient de partout. Vers 18 heues 30 nous sommes passes recuperer les enfants de Danny (5)et sa femme (1) et nous avons pris le chemin de la FIKIN, en doublant de tous les cotes, en montant sur les trottoirs et en klaxonnant un maximum.
    En arrivant a peut etre un 500 m. de l'entree pricipale, on a attendu 2 heures a faire du queue a queue dans les embouteillages. L'entree principale est supposee etre une entree "pour vehicules SEULEMENT", mais pfffffff... des milliers de gens essayent de rentrer soit en fraudant soit en grimpant sur ta voiture, soit en payant (mais le dernier cas est pus rare) Pour dire vrai, c'est l'anarchie la plus totale.
    Etant blancs et plein d'argent, il a fallu passer par le protocole congolais et se procurer des tickets a 75 centimes d'euro. Ca a bien pris 30 minutes...normal. A la congolaise.
    Finallement on a pu se faufiler entre gombi, bus a bieres et pietons enrages, entre policiers et gardes qui essayaient de nous refaire payer des tickets d'entree. On s'est gare a une place bien precise (il ne faut pas contredire un congolais qui essaye de garer les gens formellement) et on a pris le chemin de la foire, a pied cette fois. La c'etait comme une immense place municipale avec une separation au milieu. Cette separation consistait a avoir d'un cote les buveurs de SKOL (le village SKOL) et de l'autre les buveurs de PRIMUS (le village PRIMUS). Apres une longue reflection, et pour changer un peu, on a opte pour le village SKOL. Du cote de la SKOL, il y avait des stands un peu partout avec des gens qui buvaient... de... la... SKOL!!! L'electricite s'arretant toutes les 20 minutes, on a malgre tout trouve un stand, "le stand 47" aussi appele l'OASIS. Notre serveuse etait aveugle d'un oeil mais charmante. Elle nous a servi brochettes, arachides (plus connues chez nous en tant que cacahuetes), chips, etc... Ce qu'on savait pas, c'etait qu'ici, ils te jettent un truc sur la table et tu es suppose le prendre. Ils font ca beaucoup avec les enfants. Ils leur mettent par exemple des casquettes sur la tete et font payer les parents sans quoi ils reprennent les casquettes d'un coup comme ca...on a rigole beaucoup avec ca d'ailleurs.
    On attendait impatiemment le chanteur KOFI qui etait la pour faire bouger le popotin des buveurs de SKOL. Mais Kofi etait pas encore la. A la place, il y avait un groupe de musiciens congolais qui chantaient la chanson SKOOOOOOOOOOOLLLLLLLLLLLLLLLLL...sans interuption.
    Apres 18 SKOL et toujours pas de KOFI, on s'est dit qu'il allait peut etre falloir rentrer, il etait onze heures et la nuit, pour nous les mondeles (les peaux blanches), c'est pas trop top de trainer apres 23 heures, 23 heures trente. Bon, on finit notre biere et on commence a partir. On arrive vers l'entree et la...le desastre. Des gens partout. J'en avais jamais vu autant. C'etait le chaos. Ils essayaient de rentrer des les enceintes de la FIKIN sans billets, ils frappaient les gardiens qui les frappaient en retour, ils gueulaient, ils courraient dans tous les sens (les femmes matraquaient a grands coups de mamelles tous ceux qui passaient a leur portee)... On est reste groupe et on a manage de se rendre jusqu'a la bagnole sans probleme. On est monte dedans et on etait sans deconne encercle par des centaines de gens qui voulaient a tout prix rentrer faire la fete. On a demarre et on a tente la sortie, non sans mal. Des dixaines de gens grimpaient sur les grilles de la sortie et Danny nous a dit: "Bon, accrochez-vous, assurez-vous que tout est bien ferme, on y va!" Et on est rentre dans la fourmilliere. Je crois que tout Kinshasa etait la ce soir la. Danny a accelere, histoire de degager les pietons les plus temeraires, et on a doucement pu trouver le chemin d'une route un peu moins encombree.
    Et bien moi je dis: SKOOOOOOOOOOOOOOOOOLLLLLLLLLLLLLLLL

    jeudi, août 11, 2005

    La premiere reunion Poulocongo

    Et bien ca y est, le projet Poulocongo est sur son chemin. Nous avons hier rencontre un veterinaire (Papa Michel) et papa Antoine, le monsieur de Toledo avec qui tout a commence. La rencontre s'est passe a 35 minutes de la maison, chez la belle soeur d'Antoine qui a eleve des poulets toute sa vie et a eu du succes a le faire. Alors, pourquoi pas nous?
    Bref, nous avons surtout discute des couts auxquels nous allons devoir nous plier serieusement. Au planning sont donc 100 poussins, leur nourriture et leurs vaccins, des copaux de bois, des mangeoirs, abreuvoirs,des mbambola pour les chauffer (je n'ai pas encore eu l'occasion de voir un mbambola en vrai de vrai...j'ai demande, oui, mais y'avait pas de mbambola a la ferme aux poussins de la belle soeur).
    Comme il n'y a pas d'electricite a Kimbanseke (vous vous souvenez, c'est la que je vais travailler?), nous devons chauffer les poussins de facon "artisanale"-a la rache quoi. Pas non plus d'eau courante la bas, nous devons creuser un puits le plus tot possible pour que l'association puisse avoir eventuellement un grand elevage. Le prix ext fixe pour le moment a 300 dollars, avec des debats en cours... Une bonne-mauvaise nouvelle est que nous allons avoir trois jours de formation avec Michel le veterinaire pour tout savoir sur les poussins. De leur anatomie nous n'aurons plus de doute! Ahhhhh.Nous allons etre forme pour nous en occuper nuit et jour au debut, pour les nourrir, les assoifer quand ils auront besoin de vaccins...et toutes sortes de choses. La mauvaise nouvelle est que les 3 jours de formation coutent 100 dollars. Mais enfin, c'est essentiel a mon avis, on veut pas qu'elles crevent les poupoules hein? Un petit message perso a Denis, ma tantine: tu ferais bien d'arreter tes conneries ou je dis a mon copain le sorcier de te jeter un vilain sort, compris?
    Voila qui est fait.
    Hier, en revenant de la reunion pour le projet, Treso et moi avons pris un taxi-brousse (gombi en congolais), et c'etait...africain! Des gens colles les uns contre les autres, de la musique a donf (avec le roi Kofiolomide, un chanteur bien connu ici...les congolais sont tres particuliers concernant leur musique...seule la musique congolaise est de la musique, les autres c'est d'la merde, enfin du bruit quoi!). Le gombi que nous avons choisi etait un van volkswagen rouge avec des bancs d'ecoliers a l'interieur qui depassaient de tous les cotes (normal) et on etait une petite vingtaine a l'interieur, a suer comme des malades et a chanter avec Kofiolomide, sans oublier les deux mamans aux celeris. Elles revenaient de brousse et avaient place sous nos pieds des kilos de celeri (c'etait confortable, comme un oreiller pour nos pieds). Le voyage a bien dure 1 heure, pendant l'heure de pointe, j'ai eu quelques frayeurs a examiner la conduite du conducteur, terrible. Un coup a droite, un coup a gauche, un trou d'obus devant, des bagnoles qui klaxonnet derriere, on a meme pas eu d'accident. Y sont forts les congolais. Sur les routes, il faut gueuler sans arret "YO!!DOUBLEZ!" ce qui veut dire "ATTENTION, RALENTIS J' TE DOUBLE!!". Evidemment personne ne ralentis jamais mais on accelere pour doubler. Pour en rester avec les voitures, elles sont toutes cassees, rafistolees, avec les pare-brises petes de partout. Hier j'ai demande au gombi: "Papa, pourquoi il est casse ton pare-brise?" Et il me repond:"Mais...c'est a cause des etudiants (quelle question Audrey...reveille toi!!) Y sont fous les etudiants, y jettent des pierres sur les voitures, comme ca." Bon, c'etait sans discussion. Les etudiant de l'universite de Kinshasa sont en effet un peu fous lorsqu'il s'agit d'election et de pouvoir. Ils sont les premiers a descendre dans la rue pour manifester et jeter des paves droit devant. Attention...
    Nous sommes arrives vers 6 heures et demie a la maison, Tresor est rentre chez lui et je me suis mise a l'aise en attendant Papa Luke.
    Je peux maintenant commander de la chevre et du chikwanga au petit vendeur d'a cote de chez nous: "Taba na chikwanga ezali papa?" Pas mal hein? Ca m'amenera loin de bouffer de la chevre!!!

    mardi, août 09, 2005

    La premiere folle aventure

    Bon asseyez-vous bien car cette aventure est un peu deroutante...
    L'autre soir, nous etions a la maison et avons decide d'inviter les collegues de Luke a l'apero. Nous passons un coup de fil a tout le monde, ils seront quatre a venir: Dorothee, Olivier et Laura. Dorothee ne sera pas seule, elle vient de rencontrer une francaise dans un avion de la MONUC (un autre nom pour l'ONU au Congo) de retour de Kindu, un village au centre du Congo: l'amie en question s'appelle Catherine.
    Nous ouvrons une bouteille de rose et deux bouteilles de Primus, on discute, on discute! Tout se passe bien, l'amie de Dorothee avait perdu ses bagages en cours de route, c'est pourquoi elle allait rester la nuit chez elle. Vers 9 heures, ce petit monde rentre a la maison et Luke et moi mangeons des pates au jambon, contents de cette petite soiree.
    Le lendemain, je buvais mon cafe tranquille a la maison quand j'entends tout a coup: "Audrey, Audrey, c'est moi Catherine". Bon, je sors sur le balcon et Catherine est la, en train de fumer une clope tranquillement. On commence a discuter de la vie au Congo, elle est expatriee, a passe 3 mois ici a travailler pour SOS enfants dans un quartier de Kinshasa. Bon cool, c'est toujours interessant de rencontrer des gens qui travaillent dans l'humanitaire, on a toujours des points en commun, on bavarde beaucoup...
    Apres deux ou trois clopes, Catherine decide de passer de mon cote du balcon. Merde! Dorothee n'a pas laisse les cles de la porte d'entree et voila Catherine qui escalade le balcon en montrant ses fesses a tout le monde. Bon, sachant que la plupart des expats sont tares, je me suis dit que c'etait assez normal hein?
    Mes les fesses, quand meme...
    Elle passe donc la rembarde (non sans mal) et arrive sur mon balcon. On continue la discussion, elle me parle des problemes de traffic de diamants a l'est du Congo, des rwandais qui se sont fait massacres quand ils ont essaye de prendre d'assault Kinshasa...toujours pas de probleme,j'etais meme surprise de tout ce qu'elle connaissait sur le RDC.
    Puis elle me propose d'aller faire un tour dans la ville, ce qui nous a ete formellement deconseille par l'equipe du CRS,mais je dis oui. Je voulais aller voir ce qu'il se passait en ville, "a Kin" comme on dit.
    Nous voila donc parties pour un grand tour.
    Nous passons d'abord par le marche des valeurs -aussi nomme marche des VOLEURS- (mais pourquoi?), nous continuons sur le Boulevard du 30 juin, passons par Vodacom pour acheter des cartes de telephone, et nous continuons notre vadrouille sans embrouille.
    Nous arrivons rue du Commerce, a l'autre bout de ma maison. La, je decide de chercher des ceintres pour pendre les chemises de papa Luke (oui, oui, je les repasse de temps a autre). Nous entrons donc dans un magasin, chez Basil, et nous achetons des ceintres et de l'eau. Ici, pour acheter quelque chose il faut:
    1) faire la queue pour choisir ses articles derriere le comptoir
    2) un papa ecrit la liste de courses avec ton nom dessus
    3) tu dois apporter la liste a la caissiere (en sachant que 20 personnes sont deja la a faire la queue)
    4) quand la caissiere t'appelles tu vas payer et tu repars voir le papa qui a fait la liste au prealable
    5) tu fais la queue devant tes articles
    6) 4 heures apres...t'as toujours rien
    Pour en revenir a l'histoire, nous commandons des ceintres et de l'eau et Catherine donne son nom de famille. El la...le choc! Elle etait pas plus francaise qu'une vache espagnole! Con-go-laise. La, je me suis dit merde, c'est pas possible, elle est pas francaise, elle va me vendre a la mafia russe ou me bruler vive, ou me tuer a petits coups de machette... J'ai commence a transpire, a me dire que c'etait la fin, que j'allais meme pas avoir vecu une semaine au Congo. En plus on etait au grand marche de Kinshasa, un peu bidonville, avec des gens partout, de tous les cotes, des soldats U.N sur chaque trottoir. Je balisais grave. Je pouvais pas rester en place. J'ai pretendu un mot de tete pour rentrer a la maison mais elle avait soif, elle voulait son bidon d'eau a tout prix.
    Oh, merde, merde, merde. Dans ma tete, j'imaginais des plans de sortie, des plans d'attaques, je tripotais mon telephone sans arret.
    5 minutes passent, puis 10, 15, 20 a attendre que la caissiere veulent nous appeler.
    Je commencais a devenir folle. Je tournais dans le magasin, elle me disait de rester tranquille, que ca allait aller vite maintenant, qu'il y avait pas de probleme.
    Finallement je me suis calmee et ai continue a lui poser des questions sur SOS enfants, la MONUC et tout tout. Et puis je lui ai dit: "Mais en fait, heu, ton nom la...heu, c'est congolais. Alors...???"
    Et elle me dit sans broncher: "Ah oui j'ai un nom congolais, bizarre hein?"
    Bon a ce moment la, je lui dit que j'ai vraiment mal au crane, que je dois rentrer, que Luke va arriver bientot, que j'ai pas envie de faire la queue 2 heures pour un bidon d'eau, que j'acheterai tout ca ce soir.
    Elle rend les armes. On se casse.
    Sur le chemin du retour je marchais comme une ouf. Elle etait toujours la a cote de moi, a me prendre par l'epaule, a me dire que maintenant les congolais me connaissaient et que je pouvais me promener seule.
    Finallement, j'ai vu mon immeuble, j'etais soulagee. Et vivante. (Dramatique un peu?)
    Peut etre qu'elle me voulait pas de mal...peut etre que j'etais un peu trop parano mais enfin...
    De retour a la maison, elle m'a dit qu'elle devait aller acheter de l'eau et elle est partie.
    Je me suis jetee sur le canape, comme une zombie, a repenser a ces quelques heures "a la congolaise"!

    lundi, août 08, 2005

    Quelques photos

    Bon, je ne sais pas si je vous l'ai dit mais les photos ici, c'est pas le truc a faire dans la rue.
    1- trop de misere, si on te voit avec un appareil, bye bye.
    2- les congolais pensent qu'on est des espions si on prend des photos, et moi je me sens pas de jouer a 007 pour le moment
    3- illegalite? j'y songe...l'appareil de Luke est si petit qu'on va se debrouiller pour prendre des photos! Chut...c'est un secret!
    Je poste donc des photos d'en face de chez nous. Oui, oui c'est des barbeles que vous voyez, mais pas d'inquietude, on est au niveau securite # 1 pour l'instant.
    Ah oui, le niveau securite # 1...
    Bon, en fait dans les pays chauds, y'a des niveaux de securite pour les expatries. Y'en a 5 ici. En ce moment dons, pas de probleme, c'est le calme absolu(?).
    Je resume vite fait:
    niveau 1: calme.
    niveau 2: des tensions se font sentir
    niveau 3: des tensions fortes, faire attention
    niveau 4: des debuts d'emeutes, rester a la maison
    niveau 5: on se retire a l'ambassade du pays de naissance et on se casse!!!
    Je pense qu'ils sont arrives au niveau 4 le 30 juin, pendant la periode des elections. Mais maintenant, la paix a l'air de s'etre etablie dans la majorite du pays.

    Excusez pour les photos mais y'a des petits problemes d'internet...j'essaierai ce soir!

    Nos premiers jours

    Pour notre deuxieme soiree au Congo, nous avons ete mange chez MAMA COLONEL, un petit resto typique dans un quartier de Kinshasa. La, nous avons mange du poulet avec les doigts, des bananes ou plantanes, et nous avons bu notre premiere Primus. Nous avons ce soir la rencontre quatre volontaires de CRS, qui travailleront avec Luke pour les mois a venir. Les employes de CRS voyagent beaucoup en brousse, et en Afrique en general. Les contrats ne durent pas plus de 4 ans. Ils bougent en permanence. L'equipe a Kinshasa est sympa, dynamique, et travailleuse. La plupart des employes sont congolais, il y a en tout une dizaine d'expats. Luke travaillera dans le domaine du VIH/SIDA, nous attendons encore le descriptif precis de sa mission.
    Quant a moi, j'ai pu rencontrer Tresor Kasia, avec qui je vais commencer le projet poulocongo. Tresor est un congolais qui a, il y a 3 ans, cree une association de jeunes, le groupe El Dorado, pour la prevention sida. Il vient de Kimbanseke, une province de Kinshasa, a 45 minutes de la Gombe ou nous habitons. La bas, pas d'electricite, pas d'eau courante, beaucoup de delinquance et de pauvrete: un bidonville. Je pense leur rendre visite dans les jours a venir, avec papa Antoine, le congolais que j'ai rencontre a Toledo.

    dimanche, août 07, 2005

    L'arrivee au Congo

    Voila, nous sommes arrives en RDC!
    Notre voyage a ete long, avec quand meme une bonne surprise a Paris: nous avons ete surclasses en business class et avons pu etre accueilli a coup de verres de champagne dans l'avion. Pas mal hein?
    Au sortir de l'avion, la particuliere odeur de l'Afrique nous a reveilles. Il faisait nuit, le soleil se couche tot ici, et nous avons marche jusqu'a la douane. La, le bor-del. Il a fallu se mettre en ligne (droite) avec passeports et vaccinations en main afin de passer sans ennuis. Nous avons attendu une demie heure et sommes passes de l'autre cote. Nous y etions vraiment maintenant, le Congo etait la.
    Bon, nous passons donc, et le papa Mukila etait la pour nous accueillir. Ici, la culture veut qu'on appelle les anciens Papa ou Maman. Un peu difficile au debut mais on s'y fait vite.
    Nous avons recupere nos bagages non sans mal...Mhhh, trois heures apres nous etions hors de l'aeroport, avec chacun de nos sacs ouverts just un tout petit peu par on-ne-sait-qui juste histoire de voir ce que les mondeles (blancs) apportaient avec eux.
    Dehors, une camionnette CRS nous attendait, avec Marthe et Danny, employes a CRS. Papa Mukila a fait un deal avec eux, un deal qui ne prenait pas fin! Un employe de l'aeroport nous avait en effet recuperes a la sortie de l'avion alors qu'il n'etait pas suppose le faire, ce qui a cree quelques debats entre lui, papa Mukila et le CRS. Apres une autre demie heure de debat, nous sommes partis en direction de l'appartement. La route de l'aeroport etait bondee de gens! Des deux cotes de la route, des congolais buvaient dans des paillottes delabrees, eclaires a la lampe a petrole. Assez typique apparement. Les congolais aiment la fete et la biere, et sont apparement toujours heureux de vivre "a la congolaise".
    Le voyage a dure 45 minutes.
    Puis nous sommes arrives chez nous a la Gombe, 8 Rue de Commerce (la Gombe est un quartier de Kinshasa). Nous avons ete agreablemen surpris par notre appart, vraiment sympa, deux chambres, une salle de bains, deux balcons, une cuisine, et une salle a manger-salon. Luke adore dire que nous avons 11 portes ici. Oui, oui 11 portes...un vrai palace!
    Le salon est meme fourni avec 3 canapes africains fleuris kitch...mais kitch!
    Mais bon c'est l'Afrique! Nous avions la tele, l'internet, une table ronde, une chaine hi-fi...Le luxe! Pas de paillotte comme a Mada, pas de puits, et meme une machine a laver qui met trois heures pour laver le linge. Quelle chance, me direz-vous hein?
    Notre appart fait partie d'un complexe de 12 autres appertements dont 2 sont occupes par des volontaires de CRS. Deux gardes sont egalement la nuit et jour
    La securite est effectivement un probleme ici a Kinshasa. L'ONU est partout, des casques bleus sillonnent la ville en permanence. On se croirait dans un film de guerre! El ca groille de monde! 4 millions de gens dans les bouquins, 8 millions en realite. Et rien en infrastructure. Rien-du-tout!
    L'aventure a commence, et une anne plaine de surprise nous attend.
    PS: excusez les accents, c'est un blog amerloque!